Emma Lemaire / thriller noir
Les nuits de la promenade: Emma Lemaire – Tome 4
Sur la Promenade, certaines nuits brillent assez fort pour cacher les disparitions.
Pourquoi le lire
Une histoire pour sentir le présent basculer.
Emma Lemaire descend dans les coulisses sombres du luxe azuréen, là où les corps deviennent données, marchandises et preuves à effacer.
À l’aube, sur une plage privée entre Nice et Beaulieu, le corps d’une jeune femme est retrouvé dans un décor trop parfait pour être honnête. Rien ne semble avoir été laissé au hasard. Ni la position du corps. Ni le silence. Ni la version qu’on s’apprête déjà à imposer. Pour Emma Lemaire, commissaire divisionnaire, l’affaire dépasse immédiatement le simple fait divers. Derrière cette mort, elle devine une mécanique plus vaste : un réseau discret, méthodique, où le luxe sert de façade, où les femmes circulent sous plusieurs identités, et où certaines nuits ne sont pas seulement vendues au plaisir, mais utilisées pour lire, classer, mesurer et faire disparaître. Le roman s’ouvre précisément sur cette scène de plage, puis remonte une chaîne de lieux privés, d’hôtels, de villas et de circuits d’effacement sur la Côte d’Azur. À ses côtés, R. Elina Varga, intelligence artificielle incarnée…
Commencer la lecture
Découvrez un véritable extrait de Les nuits de la promenade: Emma Lemaire – Tome 4, tiré du manuscrit officiel.
Lire les premières pages
À l’aube, la mer avait cette innocence obscène des matins de la Côte, quand tout paraît lavé avant même que le jour ait commencé à mentir. Entre Nice et Beaulieu, la plage privée descendait en lignes parfaites vers une eau pâle, satinée de rose et de gris. Les parasols fermés ressemblaient à une armée docile. Les transats, encore mouillés d’air salé, étaient alignés avec la rigidité d’un protocole. Le sable portait les stries fraîches d’un ratissage mécanique si net qu’on aurait dit qu’on avait voulu effacer jusqu’à l’idée d’une nuit.
Emma Lemaire coupa le moteur de sa Harley à l’écart du parking de service. Le grondement s’éteignit lentement, comme une bête qu’on force au silence. Elle resta une seconde immobile, les mains sur le guidon, à sentir la chaleur du métal remonter dans ses paumes. Puis elle ôta son casque, secoua brièvement ses cheveux bruns et descendit de selle avec cette économie de gestes qui faisait déjà regarder les gens avant qu’ils sachent pourquoi. Pantalon sombre, bottines plates, veste légère sur un débardeur près du corps. Rien d’ostentatoire. Pourtant sa manière d’avancer suffisait à modifier l’air.
Le brigadier local l’attendait près du poste de secours, traits tirés, chemise froissée, regard d’homme à qui l’on a déjà demandé de croire à une version prête à l’emploi.
— Femme, environ vingt-cinq ans. Peut-être un peu plus. Trouvée à cinq heures quarante par un saisonnier. Le SAMU parle pour l’instant d’intoxication, mélange alcool-stupéfiants, arrêt cardio-respiratoire probable. Le gérant insiste sur le fait qu’il s’agit sûrement d’un débordement de nuit.
Un agent municipal, plus loin, tirait déjà distraitement du ruban de balisage en reculant comme s’il cherchait surtout à refermer vite. Un employé de plage poussait un râteau à roues vers une allée latérale avant qu’un autre le rappelle à voix basse. Emma vit tout cela avant même de répondre.
— Plus personne ne touche rien, dit-elle. Plus de ratissage, plus de reprise, plus de déplacement de mobilier. Qui a autorisé qu’on continue à nettoyer ?
Le brigadier se retourna aussitôt, aboya l’ordre, et le râteau s’immobilisa au milieu du sable avec une mollesse honteuse.
Les disponibilités, formats et prix sont ceux affichés par le vendeur au moment de la consultation.
Prolongez la lecture une fois par semaine.
Recevez les nouveaux articles écrits pour le site, des extraits choisis, les sorties de livres et les passerelles qui éclairent leurs univers. Un seul digest hebdomadaire, jamais un email automatique à chaque publication.
Inscription volontaire, confirmation par email et désinscription en un clic. Consultez la politique de confidentialité avant de vous inscrire.
Professionnels : ouvrir l’espace presse →



