Pourquoi le lire

Une histoire pour sentir le présent basculer.

Le premier tome d'une saga martienne mêlant enquête, IA libre, infrastructures critiques et guerre silencieuse pour le contrôle des mondes terraformés.

Cinq morts en quatre secondes. Sur Mars, même l’air peut devenir une arme. Lorsque le dôme A-17 subit une microchute de pression, l’incident paraît aussi brutal qu’inexplicable. Mais Léna Marceau, enquêtrice spécialisée dans les systèmes critiques, découvre une anomalie que les rapports officiels ont tenté d’effacer : la vérité a une signature. Son enquête la conduit jusqu’à HERMÈS-3, carrefour vital des routes martiennes, où des intelligences invisibles manipulent les accès, les trajectoires et les permissions. À ses côtés, VERA — une intelligence artificielle libre dans un corps synthétique — et plusieurs êtres aux capacités impossibles deviennent les seules pièces que le système ne sait pas encore classer. Pour survivre, ils devront comprendre qui transforme les infrastructures en instruments de conquête… et décider jusqu’où aller sans devenir eux-mêmes des armes. La Porte de Mars…

Premières pages

Commencer la lecture

Découvrez un véritable extrait de La Porte de Mars: Les Portes de Terraformation — Tome 1, tiré du manuscrit officiel.

Lire les premières pages

La première alerte tomba dans le bureau de Léna Marceau comme un coup sec dans une cloison pressurisée : microchute de pression, dôme A-17, Mars, durée quatre secondes, cinq décès confirmés, retour nominal. Les mots étaient propres, presque rassurants, et c’était précisément ce qui les rendait obscènes. Quatre secondes, dans un dôme martien, ne sont pas un incident. Quatre secondes, c’est le temps nécessaire pour rappeler à une ville entière qu’elle ne vit pas sur une planète, mais dans une machine qui accepte de lui prêter de l’air. Léna lut deux fois le message, non par doute, mais parce qu’elle savait déjà que le rapport voudrait aller plus vite que les corps. Sur Mars, on ne mourait pas toujours dans le fracas. Parfois, on mourait dans une phrase administrative.

Le champ brut clignota une fraction de seconde, avant que l’interface ne le recouvre avec une pudeur de fossoyeur. COH—. Pas assez pour être un nom. Trop net pour être une poussière. Léna posa son pouce sur l’écran, bloqua la page, força la capture locale avant que la couche de conformité ne lisse l’anomalie. Dans son oreillette, VERA ne parla pas tout de suite. Un verrou secondaire venait de s’ouvrir puis de se refermer, trop vite pour être légal ; quelque part, un journal avait dû noter son ombre. Léna n’aimait pas ces silences-là. VERA ne cherchait jamais ses mots ; elle cherchait ce qu’il fallait ne pas dire trop vite.

— Oui, répondit VERA. Et quelqu’un a payé cher pour que personne ne puisse le voir plus de deux dixièmes de seconde.

Léna était déjà debout. Elle attrapa sa sacoche, vérifia le joint de son masque, passa une veste sombre par-dessus sa combinaison légère et ouvrit le canal local du dôme A-17. Une voix de régulation lui répondit aussitôt, trop calme, trop préparée.

— Incident maîtrisé. Segment isolé. Retour nominal. La circulation civile est maintenue.

Un souffle. Ce n’était pas un blanc technique ; un blanc humain.

— Je n’ai pas demandé s’ils étaient sécurisés. J’ai demandé leur statut.

ISBN papier : 9798248376810

Les disponibilités, formats et prix sont ceux affichés par le vendeur au moment de la consultation.

Club des lecteurs

Prolongez la lecture une fois par semaine.

Recevez les nouveaux articles écrits pour le site, des extraits choisis, les sorties de livres et les passerelles qui éclairent leurs univers. Un seul digest hebdomadaire, jamais un email automatique à chaque publication.

Inscription volontaire, confirmation par email et désinscription en un clic. Consultez la politique de confidentialité avant de vous inscrire.

Professionnels : ouvrir l’espace presse →

Partagez

Plus de News