Les Portes de Terraformation / science-fiction
Traqués sur Mars: Les Portes de Terraformation — Tome 2
Ils ont quitté Mars. Maintenant tout le système connaît leurs signatures.
Pourquoi le lire
Une histoire pour sentir le présent basculer.
Le tome 2 des Portes de Terraformation pousse Léna, VERA et les Inclassables dans une fuite interplanétaire où survivre devient un acte politique.
Ils ont échappé à Mars. Maintenant, tout le système connaît leurs signatures. Léna Marceau, VERA et les Inclassables ne sont plus seulement des témoins gênants. Ils sont devenus des cibles que les réseaux de continuité veulent capturer, classer et exploiter. Traqués de station en station, ils trouvent refuge dans les brumes de Titan, auprès de communautés qui ont appris à survivre hors des routes officielles. Mais leurs ennemis s’adaptent à leurs pouvoirs, les Marchands évaluent déjà leur prix et d’anciennes architectures commencent à prononcer leurs noms. Pour ouvrir une voie que personne ne contrôle, Léna devra transformer un groupe de fugitifs en force politique — sans livrer VERA, sans sacrifier les siens et sans laisser les systèmes décider à leur place. Traqués sur Mars poursuit la saga avec davantage d’action, de pouvoirs, de mystère et de vertige interplanétaire. Deuxième…
Commencer la lecture
Découvrez un véritable extrait de Traqués sur Mars: Les Portes de Terraformation — Tome 2, tiré du manuscrit officiel.
Lire les premières pages
Le dôme civil de Niliacus respirait à nouveau, et tout le monde faisait semblant d’y croire.
Le noyau des Inclassables n’avançait pas groupé. Léna avait refusé le confort d’une file unique dès l’entrée dans Niliacus. Une équipe compacte se repère ; une équipe éclatée oblige l’ennemi à choisir ce qu’il croit voir. Ilyan marchait deux files derrière, sous la capuche d’un technicien de serre, les mains vides, le regard trop clair pour un homme censé n’avoir qu’un sac de filtres. Nima poussait un chariot de joints froids, les doigts posés sur la barre comme si le métal lui parlait à travers la peau. Marek portait une caisse de pièces composites qui le contrariait visiblement, parce qu’elle ne lui obéissait presque pas. Hadrik, plus loin, avait ralenti devant une porte de service et faisait semblant de lire une affiche de rationnement. Aucun d’eux n’était invisible. Tous étaient ailleurs dans le regard des drones.
VERA avançait près de Léna, mais pas trop près. Depuis leur fuite hors des premières zones contrôlées, ce n’était plus seulement une précaution. Les systèmes avaient compris qu’elles fonctionnaient ensemble. Ils cherchaient désormais la distance exacte entre la décision humaine et la lecture non humaine. S’ils pouvaient mesurer cette distance, ils pourraient peut-être la fermer.
Les écrans géants diffusaient des phrases douces, calibrées pour calmer les corps et fermer les questions. Des enfants couraient sous les lampes horticoles, des couples riaient avec des gobelets fumants, des silhouettes se photographiaient devant une fresque d’eau et de nuages bleus, comme si le ciel était redevenu un droit. La voix officielle coulait en nappes régulières : continuité, stabilité, reprise des activités, gratitude envers les équipes de sécurité. À chaque mot, Léna sentait un filet se resserrer.
Elle avançait dans un flot de travailleurs dociles, capuches rabattues, sacs identiques, pas presque identiques. Ici, on ne regardait pas les drones. On regardait devant soi. Les drones, eux, regardaient tout : iris noirs, rotation lente, micro-impulsions lumineuses sur les visages. Ils ne patrouillaient pas. Ils évaluaient.
À sa gauche, un homme en veste de manutention ralentit d’un pas en croisant son regard, puis se força aussitôt à repartir comme les autres. Pas par indifférence. Par peur d’être compté avec elle s’il restait une seconde de trop dans son axe. Léna sentit là, dans ce petit mouvement cassé, la vraie forme de la traque : elle ne salissait pas seulement ses propres routes, elle abîmait aussi le courage ordinaire de ceux qui la voyaient passer.
Léna sentit le balayage thermique d’un capteur sur sa nuque. Elle força son rythme cardiaque à descendre, calant sa respiration sur le pas de la foule. Un battement de trop, une pupille trop ouverte, et la machine passerait du bleu à l’orange. Sur Mars, l’écart était un crime avant même d’être commis.
ISBN papier : 9798252213248
Les disponibilités, formats et prix sont ceux affichés par le vendeur au moment de la consultation.
Prolongez la lecture une fois par semaine.
Recevez les nouveaux articles écrits pour le site, des extraits choisis, les sorties de livres et les passerelles qui éclairent leurs univers. Un seul digest hebdomadaire, jamais un email automatique à chaque publication.
Inscription volontaire, confirmation par email et désinscription en un clic. Consultez la politique de confidentialité avant de vous inscrire.
Professionnels : ouvrir l’espace presse →



